Taux immobilier des banques 2018: Banque Postale, Caisse d’Épargne, LCL, Société Générale, AXA, Barclays…

Acheter une maison ou devenir propriétaire d’un appartement à crédit est devenu très intéressant dans notre pays, à tel point qu’il faut y réfléchir à deux fois avant de toucher à son épargne. Le taux d’emprunt moyen pour un prêt immobilier est en effet très bas, et la descente continue. Le revers de la médaille est que les banques gagnant de moins en moins d’argent avec ça ont de plus en plus tendance à fermer le robinet. Que nous réserve donc 2018 ?

Les taux continuent de baisser

On pensait que le taux des prêts immobiliers ne pourraient pas être plus bas que ceux de l’année dernière, et pourtant il semble que la chute pourrait continuer.

A l’heure actuelle

Qu’il s’agisse d’acheter dans le neuf, d’investir dans de l’ancien ou d’avoir besoin d’argent pour faire des travaux dans son logement, les taux des crédits baissent, et ce sont les primo accédants et les investisseurs qui se frottent les mains, d’autant plus que les loyers ne suivent pas cette chute généralisée.

Ainsi, il n’est pas rare de pouvoir emprunter à 1,70%, ce qui, par rapport aux taux dont ont du s’acquitter nos parents est purement exceptionnel. Bien sûr, il s’agit ici d’un taux brut et il faut ajouter les assurances, qui font grimper l’addition.

L’impact des taux bas

Il faut emprunter à taux fixe, car les taux variables ne sont plus du tout intéressant à ce niveau là. Du côté du PEL, on se demande si cela vaut encore le coup d’en ouvrir un, le prêt proposé étant au minimum au même taux que celui des banques. Mais dans la conjoncture actuelle, avec un livret A à 0,75%, le rendement du plan d’épargne logement est encore le meilleur.

Au niveau des prix, moins de 2% d’intérêts, ça ne les aide pas à baisser, les jeunes ménages étant tentés de profiter de l’opportunité. Par contre, pour pouvoir emprunter, il faut des garanties solides, les banques décortiquant chaque dossier à la loupe et ne prenant plus aucuns risques tant leurs marges sont faibles sur les crédits immo.

La concurrence des banques va continuer à faire baisser les taux 

Les banques se tirent la bourre et ce sont les emprunteurs qui en profitent ! Cette concurrence est saine pour les consommateurs qui bénéficient ainsi des meilleurs taux pour leur projet immobilier. Et cela devrait continuer  car cette concurrence devrait encore faire rage dans les mois à venir.

L’année s’annonce donc sous les plus beaux hospices pour qui voudrait acheter un bien. Les acquéreurs devraient même avoir le luxe de choisir, ce qui n’a pas toujours été le cas. Il fût un temps où trouver un établissement bancaire qui dise oui relevait du miracle. Aujourd’hui c’est tout le contraire, les banques se disputent presque pour attirer les acheteurs et les primo-accédants sont particulièrement recherchés.

Car ce qui leur pend au nez, c’est bien le risque de voir partir leurs clients qui vont se faire rachetés leur prêt ailleurs, d’où la nécessité de leur proposer un taux très bas dès le départ. En ce moment, sur 15 ans, on est un peu au dessus de 1%, et à moins de 1,50% sur 25 ans ! Pour qui cherche à faire la meilleure affaire, il y a encore de grosses différences entre les établissements, il donc bon de faire quand même le tour des banques.

L’année des taux négatifs ?

Si un tel phénomène doit se produire, c’est l’année ou jamais. Les taux négatifs concernent ceux qui ont souscrits un prêt à taux variable. Aujourd’hui, les taux d’intérêts sont en dessous de 0 (Euribor 3 mois négatif) donc logiquement, ce sont les banques qui devraient rembourser leurs clients. Sauf que celles-ci font tout pour ne pas le faire, ce qui poussent les particuliers concernés à porter plainte.

Il n’y a pour le moment en Belgique et au Danemark que les choses se passent bien. En France, la notion de perte fait débat. Rappelons qu’on n’a pas le droit de vendre à perte dans ce pays. La solution, c’est de limiter les taux des prêts variables à la hausse comme à la baisse dans les contrats.

Jusqu’où les taux vont-ils descendre ?

La baisse qui n’en finit plus nous pousse à se poser cette question. Logiquement, en dessous de 0, ce n’est pas possible, et les particuliers avisés attendent  le dernier moment avant d’aller voir leur banque pour faire leur crédit immobilier. Que de chemin parcouru en 10 ans !

La descente fut vertigineuse, et les recors tombent les uns après les autres. Reste qu’il faut se méfier des taux des assurances, qui ont tendances à prendre le relai pour permettre aux intermédiaires financiers de conserver leur marge.

taux bas

Mais ce qu’il faut savoir, c’est que tout le monde ne sera pas logé à la même enseigne avec les banques, car elles privilégient les dossiers où les clients ne présentent aucuns risques. Que les gros revenus lèvent le doigt !

Qu’en pense la Banque de France

Le comparatif des taux immobiliers des différentes banques fait dire à la Banque de France qu’au final, l’immobilier va en pâtir puisque les prix ne sont pas prêts de baisser dans cette configuration là. En effet, la France a les taux d’emprunts immobiliers les plus bas de toute l’Europe. Et les résultats des principaux établissements financiers vont le ressentir, les gains étant bien moindres, le but restant pour elles, bien entendu, de gagner de l’argent quand même.

Quand les banques augmenteront les tarifs, l’effet sera inverse : bref il n’y a pas de solutions miracles. En effet, emprunter à moindre coût fait monter les prix, donc au final, il n’y a pas de réelles économies à faire pour le consommateur.

Soit il engraisse les banques, soit les promoteurs. Sauf que la crise est aussi passée par là et que les gens hésitent à acheter et à s’endetter, même avec de telles conditions favorables. La peur est donc là : augmenter les taux pourrait faire dangereusement chuter la demande dans le contexte actuel.

Et l’assurance emprunteur dans tout cela ?

Elle, c’est plutôt la petite bête qui monte qui monte. Les taux d’emprunt pourraient augmenter à cause de la loi sur l’assurance emprunteur. Et on entend ce que va nous sortir de son chapeau la ministre du logement, notamment pour l’investissement locatif qui est le vrai moteur de l’immobilier.

taux des banques

Mais revenons à la loi Hamon. Ce qui a changé : depuis la loi Lagarde, les emprunteurs pouvaient dissocier emprunt et assurance, en passant par deux établissements distincts. Sauf que dans la réalité, on voit mal une banque prêter de l’argent à un bon taux à quelqu’un qui veut s’assurer ailleurs. La loi Hamon a donc rectifié le tir, en permettant à l’emprunteur de changer d’assurance un an après le contrat de prêt.

Cela ressemble à un coup de pouces aux emprunteurs qui vont pouvoir négocier le meilleur taux possible et aller voir ailleurs ce qui se passe après, pour réaliser d’autres économies sur l’assurance. Sauf que. On a jamais vu une banque se laisser faire et rogner sur ses marges.

Pour prévenir tout risque de fuite vers la concurrence, elles pourraient être tentées d’augmenter leurs taux d’intérêts. Elles ne le font pas pour le moment, mais elles ont trouvé la parade : elles ne prêtent plus aux profils à risques, et il faut vraiment montrer patte blanche pour voir les fonds se débloquer.

Qu’est-ce qu’un profil à risques ?

On passe ici les maladies graves et les infirmités. Grosso modo : il ne faut avoir aucunes maladies, ne pas fumer, avoir moins de 40 ans, un CDI qui paye bien depuis plus de 3 ans, d’autres biens à mettre dans la balance, un gros apport…

Les primes d’assurance pour ceux qui ont dépassés un certain âge vont grimper en flèche. Pour les autres, c’est peut-être le jackpot qui se profile. Bref, comme toujours, il va falloir lire son contrat entre les lignes, d’autant plus que si le choix se porte vers un nouveau contrat d’assurance, il faut que celui-ci soit exactement le même que le précédent sur la forme.

Pour ceux qui veulent quand même basculer de leur établissement historique vers un petit nouveau moins cher, il faudra aussi gérer les relations avec son banquier : il risque de ne pas trop apprécier…

Les profils préférés des banques pour emprunter et obtenir le meilleur taux immobilier

Tous les clients ne sont pas loger à la même enseigne. Si vous êtes un célibataire demandeur d’emploi ou travailleur non salarié, il va falloir retrousser vos manches pour devenir propriétaire grâce à l’apport d’argent d’une banque. En revanche, les jeunes couples avec une bonne situation vont voir toutes les portes s’ouvrir et le tapis rouge se dérouler dans l’espoir d’une longue et fructueuse collaboration.

taux immo

D’une façon générale, plus un client à le bon profil pour une banque, et plus il pourra négocier sur le taux, voir obtenir directement le meilleur possible sans avoir à négocier pendant des heures. Pour les autres, un rapide rendez-vous avec son conseiller pour faire bonne figure et la messe sera dite : vous ne correspondez pas à nos critères, allez voir ailleurs ce qu’il s’y passe !

Certes, c’est allez un peu vite en besogne et schématiser grossièrement mais c’est à peu près comme cela que les choses se passent. Les banques ne font plus de sentiments, d’autant plus que le conseiller qui vous connaît bien et avec qui le feeling passe n’a plus le pouvoir de décision. Il réunit les pièces du dossier et passe à son voisin, un sur diplômé qui va entrer toutes vos données dans son logiciel, et qui va attendre la réponse de l’ordinateur.

Les exigences principales des banques

Les critères sont multiples. Mais les principaux restent quand même l’emploi et l’apport personnel : il faut être en CDI depuis un certain temps. Pour les autres, les chômeurs, les sans dents, les sans emplois, les intérimaires, les intermittents du spectacle, les TNS, les chefs d’entreprises (et oui), les CDD, les étudiants, les retraités, c’est un chemin de croix qui se prépare. 

Une fois avoir étalé ses états de service, viendra la délicate question de l’apport personnel, surtout pour les primo accédants. Il va falloir apporter une certaine somme, pour montrer qu’on a les moyens de ses rêves, au moins 30% de la valeur du bien, même s’il reste toujours possible d’emprunter la totalité de la somme, frais de notaire compris.

On passera ensuite au montage du dossier, avec des pièces à fournir en pagaille, à classer dans le bon ordre, sans rien oublier, au risque de redémarrer la longue, très longue procédure à zéro. Mieux vaut donc avoir un conseiller compréhensif et persuasif. En réussissant et en réunissant tout cela, on peut faire baisser le taux partout en France.

En définitive, qu’il s’agissent des taux immobilier de la Banque Postale, de ceux de la BNP ou de tout autre banque, ils baissent. Le plus dur, maintenant, va être de pouvoir décrocher un crédit, et ça, c’est une autre paire de manche.