Ouvrir Son Salon de Thé: Sans Apport 0 Diplôme

Nous avons tous un projet de création de commerce dans un coin de nos têtes. Le salon de thé en fait partie. Qu’il s’agisse d’ouvrir un coffee shop, de la création d’un salon de thé chicha, d’un bar à chats… Mais pour passer du rêve à la réalité, il faut le faire dans les règles : projet de création, démarches, formalités… Pour finir avec l’agencement et la décoration intérieure. A suivre aussi, les pistes pour ouvrir un salon de thé sans apport et les aides financières pour la création d’entreprise.

Est-ce que ça marche ?

Les guides généraux sont tous d’accord : il n’y a pas de recette miracle. Reste que pour mettre toutes les chances de son côté, il y a quand même des choses indispensables : une étude de marché sérieuse (qui fera partie de l’étude de faisabilité), le respect de la législation et des normes, un capital de départ conséquent en fonction du projet…

Mais il ne suffit pas de savoir faire des gâteaux pour que son salon de thé fonctionne

Ce que l’on fait à la perfection dans sa maison ou dans son jardin est difficile à dupliquer quand il s’agit de son commerce.

Business plan, financement, formation, budget : ce sont les piliers auxquels il faudra commencer par vous intéresser. Et surtout, à ne pas oublier : bien réfléchir avant de faire les petites annonces pour trouver le local idéal.

Que peut-on y vendre ?

A ne pas confondre avec un bar ou avec un restaurant, le salon de thé a des activités bien réglementées. On peut y vendre des boissons, sans alcool, et des pâtisseries ou de la petite restauration (froide ou a réchauffer au micro-ondes).

Il s’agit donc d’un commerce, mais qui peut aussi être une activité artisanale si les gâteaux sont fait maison et qu’il n’y a pas + de 10 personnes qui travaillent dans la boutique.

Le stage de préparation

Il va permettre de se former sur le financement (trouver les sous), la gestion au quotidien, mais aussi les règles liées à l’installation. C’est pour cela qu’il ne faut pas le prendre comme une obligation mais comme une chance, car il y a des normes et des réglementations à connaître dès qu’on manipule des produits alimentaires.

Tous les renseignements se prennent auprès de la chambre de commerce de son département d’implantation.

Le business plan

C’est la pierre angulaire du projet. Sans lui, impossible de savoir s’il a de grandes chances de réussite, ou si au contraire c’est la faillite annoncée. Qu’apporte un business plan par rapport à un plan de financement (que nous étudierons ensuite) ?

  • Un développement du projet dans ses moindres détails.
  • Savoir d’où on vient et où on veut aller.
  • Ce qu’il faut vendre et pour quel montant pour être rentable.
  • Il sert à convaincre les autres : banques et fournisseurs.

Comment calculer son CA prévisionnel ?

Calcul CAQuand on se lance, on est devant une feuille blanche, et tous au même point. Pourtant, ces prévisions financières sont indispensables à la bonne marche d’un projet. L’exercice va consister à calculer son point mort (appelé aussi seuil de rentabilité), celui qui permet de couvrir toutes les charges (nous n’en sommes pas encore à l’étape de faire des bénéfices).

Le meilleur moyen est de commencer par lister les produits qui seront en vente, leur prix d’achat, les charges, puis de faire des projections de ventes journalières. Pour trouver des données chiffrées, il faut se rendre à l’INSEE, ou bien se faire aider par un expert comptable.

Trouver le bon local

On peut avoir le meilleur projet de la terre, si l’emplacement est mauvais ou pas adapté, l’affaire ne décollera jamais, et je pèse mes mots. Il faut qu’il y ait du passage, de la place, si possible sur un seul niveau, un syndic qui accepte l’alimentaire…


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Quand on met la main sur la perle rare, on débouche le champagne et on s’occupe de l’aménagement. C’est la partie la plus sympa, celle où on laisse exploser sa créativité. Mais avant cela, il faudra passer à la caisse. Plus un local est bien placé, et plus il sera cher : fonds de commerce, pas de porte, bail commercial… Les sommes peuvent monter très haut.

Faut-il se monter en SARL ?

Le statut juridique va aussi forcément avoir son importance. Sans aller dans des montages très alambiqués, on peut hésiter entre l’entreprise individuelle ou la société, SARL ou EURL.

Comme son nom l’indique, la première se monte seul et diffère de la société en ce sens où on est responsable des dettes. A éviter si on n’aime pas prendre de risques. La SARL ou l’EURL (si on est seul) permettent de ne pas engager son patrimoine personnel sauf si la banque demande une caution pour le prêt (ce qu’elle fait quand même presque toujours).

S’immatriculer

Si vous êtes perdu dans vos démarches, ce qui arrive à tout le monde, il faut vous rendre au CFE. Le centre de formalités des entreprises se trouve souvent au même endroit que le CCI. Il faut parfois s’inscrire aussi là-bas selon l’activité.

Ouvrir une société ne nécessite un investissement très important en tant que tel. 250 euros pour immatriculer une SARL, ce n’est pas la mer à boire. Comptez le double en cas d’activité mixte et de stage obligatoire à la chambre des métiers.

Les règles à suivre

Il y a d’abord les normes que doivent respecter tous les commerçants qui reçoivent du public, pour les risques d’incendie et les accès handicapés. Puis viennent les normes relatives à la nourriture, pour la conservation des produits.

Faut-il une licence ? Non. Pas de licence IV autorisant la vente d’alcool car ce n’est pas un bar ni de licence 3 car ce n’est pas un restaurant. Par contre, il faut qu’on puisse lire les prix de l’extérieur, la carte doit donc être affichée en vitrine.

normes salon de thé

Une règle à laquelle on ne pense pas toujours : s’acquitter de ses droits SACEM si on diffuse de la musique dans son local. Si vous ne pensez pas à le faire, rassurez-vous : la SACEM passera d’elle même pour vous présenter la facture…

La seule formation en France dédiée

On peut aller plus loin que la formation obligatoire pour apprendre les rudiments de la gestion d’un commerce. Il existe une formation dont le thème est : ouvrir un salon de thé ou un coffee-shop. Tous les créateurs y sont les bienvenus, surtout ceux qui ont peu d’expériences en fait.

Son atout numéro un, c’est de vraiment permettre de définir son projet et de travailler sur le business plan ainsi que sur les financements. Quand on cherche des associés ou des subventions, il est quand même appréciable d’avoir un dossier complet sous le bras…


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Son atout numéro deux, c’est d’apprendre à pâtisser suffisamment bien pour développer son commerce et y réaliser soi même quelques préparations, adaptées à la petite restauration. Et élaborer une carte qui fonctionne n’est pas si simple que cela.

Pourquoi se diriger vers une formation longue ?

Prendre son temps, c’est d’abord bénéficier de l’expérience d’autres créateurs, puisque c’est plutôt ce genre de profil qui va dispenser les cours pratiques. On va aussi pouvoir échanger avec des entrepreneurs en devenir, ce qui créé à coup certain l’émulation.

Il faut compter 10 jours à raison de 80 heures au total. Il s’agit d’une formation payante, mai qu’il est possible de se faire financer par Pôle Emploi.

Devenir un expert en thé

expert théAvoir les clés pour créer une entreprise qui marche c’est bien, mais on peut parfois avoir envie d’aller plus loin dans la démarche, et de devenir un véritable expert dans son domaine. Savoir déguster des thés, cela s’apprend, comme pour jouer de la guitare ou exceller dans un sport.

Car être un expert en thé, c’est un véritable métier. Il y a tellement de saveurs, de mélanges, et de provenances différentes. Un thé vert ou un Darjeeling n’ont par exemple rien à voir entre eux. Il y a donc une école du thé qui s’est créée à Paris, dans le 11ème, pour s’initier ou devenir un expert. Tél. : 01 43 56 90 90.

Dans le cursus, en plus d’une formation théorique, de nombreuses dégustations sont prévues. De quoi s’ouvrir les chacras et les papilles.

Faut-il un diplôme de type CAP ?

Quel diplôme ? Avec ou sans diplôme, il est possible de se lancer dans cette grande aventure. Les choses sont différentes si on vend des pâtisseries faites soi-même. Là, il faut un diplôme de pâtissier ou bien une expérience professionnelle équivalente.

Pour les artisans, il faut obligatoirement faire un petit stage de gestion à la chambre de commerce de son département (on parlera de stage de préparation à l’installation, SPI). Il dure quelques jours, et permet de se familiariser avec les chiffres. Si qui ont 3 ans d’expérience en tant que chef d’entreprise en sont dispensés.

Prendre le problème dans le bon sens

La question du CAP ne doit pas être envisagé comme un obstacle à l’ouverture, mais plutôt comme un moyen d’être performant et de gagner une clientèle. Si vous estimez que vos préparations vont le nécessiter, pourquoi ne pas le passer ou embaucher quelqu’un qui l’a ?

Car s’il n’est pas obligatoire, il apporte quand même une valeur ajoutée qui permet de se démarquer de la concurrence, même si ouvrir un salon de thé n’a rien avoir avec un restaurant ni une pâtisserie.

En tout cas, c’est tout de même un vrai métier à part entière, qui insiste sur les règles d’hygiène, qu’il faut donc maîtriser, surtout si on propose du « fait maison » à ses clients. Il vaut mieux se lancer un peu plus tard mais quand même mieux formé. Rien ne remplace l’expérience.

Notre conseil : faire un ou des stages avant de se lancer

Ce n’est pas toujours évident de se remettre dans la peau d’un stagiaire, surtout si on a passé l’âge. Sauf que c’est quand on a les moins dans le cambouis qu’on comprend les us et coutumes.

Une cuisine pro n’est pas un lieu comme les autres, et pour bien l’appréhender, il faut en baver quelques temps avant. Ces semaines de stages seront rentabilisées au centuple une fois à la tête de sa propre affaire.

L’argent

C’est le nerf de la guerre. Il va servir à transformer son projet en réalité. Pour acheter et aménager un local (les commerces à vendre ne sont pas donner, ni la franchise), commander le matériel nécessaire… Sans lui rien ne peut se faire. Mais comment faire quand on n’en a pas ?


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Les dépenses

C’est la dernière étape avant l’ouverture, une fois qu’on a réuni les capitaux nécessaires, il faudra les dépenser. Et les postes nécessitant du cash sont nombreux :

  • Le mobilier : tables, chaises…
  • Les ustensiles de cuisine, la vaisselle
  • La déco
  • L’électro ménager : frigo, micro ondes…
  • Le local : loyer + caution
  • Les travaux
  • Les salaires s’il y a une rémunération au début
  • Le coût administratif : comptable, avocat, frais d’immatriculation, de stage, de formation.
  • Les marchandises pour démarrer.

Emprunter sans apport

D’abord, il faut savoir que l’emprunt est nécessaire, voire indispensable, car il n’est pas bon de mettre ses propres économies dans une création d’entreprise. Il faut convaincre les uns et les autres de l’intérêt du projet, afin que les fonds extérieurs se débloquent.


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Il faut donc trouver une banque partenaire, mais pas que. D’autres organismes mettent des ressources financières à disposition pour les entrepreneurs qui en veulent. Il peut s’agit de France Initiative Réseau, et même de Pôle Emploi !

Bien sur, on ne fait pas appel au financement extérieur sans avoir un dossier solide à présenter devant les différentes conditions.

Faire appel à des investisseurs

Là, il faudra accepter de s’associer, mai le jeu peut en valoir la chandelle pour des besoins d’argent, surtout au lancement de l’entreprise. Faire appel à un financement extérieur privé permet de gonfler son apport dans le capital, et donc d’être plus crédible devant les organismes financiers divers et variés.

trouver des investisseurs

Cela ne veut pas dire que vous ne serez pas à la tête du projet. Il faut juste vous assuré d’être nommé gérant et d’avoir la majorité des parts sociales (il faut donc pour cela apporter soi même le montant d’achat de ces parts).

Mais si vous n’avez pas d’apport en numéraire (argent liquide), vous pouvez le faire en nature (local pour installer le salon de thé, véhicule de société, mobilier, ordinateur…).

Pourquoi se faire aider ?

Parce que la banque ne financera pas tout, loin de là. Si elle interviendra à 50% dans le projet, vous aurez déjà de la chance. Ce qu’elle fiancera, ce sont les investissements. Pour ce qui est des besoins en fond de roulement et de trésorerie, il faudra passer par d’autres biais, parmi ceux évoqués plus haut. Cela peut aussi être un prêt d’honneur ou même un prêt perso (en dernier recours quand même).

Se lancer en étant demandeur d’emploi

C’est un des meilleurs marchepieds, car les aides pour les chômeurs sont importantes en quantité mais aussi en qualité. Créer sa boîte, c’est aussi créer son emploi, et donc sortir de la liste. Ca, Pôle Emploi et les politiques le comprennent très bien, et l’encourage via tout un tas de dispositifs.


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C’est d’abord l’exonération de la plupart des charges sociales, pendant la première année, et plus si affinité. C’est aussi la possibilité de conserver ses indemnités dans la limite de ses droits, même si le commerce tourne bien. Dispositif à évoquer avec son conseiller : l’ACCRE.

C’est enfin la possibilité de faire un prêt à taux zéro, appelé NACRE. Cet accompagnement financier était encore plus intéressant avant puisqu’il s’agissait d’une subvention, mais les caisses de l’état connaissent des années difficiles.

Démarrer avec le statut d’auto-entrepreneur : oui c’est possible !

Autre statut à ne pas négliger : celui d’auto-entrepreneur. S’installer de la sorte, c’est faire de grosses économies sur les charges sociales, mais cela suppose de ne pas dépasser un certain CA, ce qui ne sera pas trop difficile dans un premier temps.


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L’avantage de ce statut, c’est qu’il laisse le temps de voir si l’aventure vaut le coup d’être tentée en société par la suite. Et ne vous laissez pas décourager par ceux qui vous diront qu’il n’est pas possible d’avoir un local commercial. Le statut est parfaitement compatible avec.

Mais est-ce bien raisonnable ?

Car « être possible » ne signifie pas être adapté. Nous rappelons ici qu’il n’est pas possible de déduire certaines charges de ses recettes, et en l’occurrence le loyer de son local en est une grosse. Bien faire ses calculs donc avant de se décider pour l’un ou l’autre de ces régimes.

C’est pourquoi la plupart des créateurs de salon de thé optent plutôt pour l’entreprise individuelle s’il ne sont pas encore trop chauds pour se lancer en société.

Idées de concepts et thèmes qui marchent

C’est bien de vouloir se lancer, mais il faut trouver le bon concept, celui qui va faire décoller son CA en moins de temps qu’il n’en faut pour avaler une part de gâteau. Mais n’oubliez pas l’idée centrale : c’est celle de la convivialité.

Le salon de thé Brocante

Les chineurs aimant chiner aiment aussi le faire en buvant une tasse de thé. Les antiquités et les breuvages aux herbes font bon ménage. Car en plus de la décoration apportée par la brocante, c’est la possibilité de dégager un chiffre d’affaire supplémentaire.

salon de thé brocanteC’est vrai que cela ne sera pas un salon comme les autres, plutôt insolite. Mais c’est ce que les gens aiment, et c’est avec des idées comme cela qu’on les décidera à pousser la porte.

La table permet de chiner tout un univers autour de ses bonnes choses, et il y a de quoi faire. D’ailleurs, dans les marchés aux puces (Paul Bert à Saint-Ouen) on trouve des spécialistes des cuisines vintages : voir Bachelier Antiquités, dans l’allée 1 de ce marché. Et si rien ne vous plait, cela sera quand même l’occasion de faire une belle ballade.

Avec un concept comme celui-ci, il y a fort à parier que vous vous retrouviez rapidement dans les guides touristiques. Mais il faudra veiller à rester cohérent et à ne pas s’éparpiller n’importe où. Dès que le client ne comprend pas le concept, il passe son chemin.

Cupcakerie

Mais qu’est-ce qu’on a encore inventé là ? Ces merveilleux et délicieux petits cupcake nous viennent des USA, en plus particulièrement de New-York où ils font fureur. C’est vrai que ces petits gâteux là en plus d’être très bons sont très beaux. On peut en faire de toutes les couleurs et à tous les parfums.

De quoi faire s’agrandir les yeux des gourmandes faisant la queue derrière le comptoir. Ils ont l’avantage d’être plus petits qu’une pâtisserie traditionnelle. Les clients se laissent donc plus facilement tentés d’accompagner leur chocolat chaud avec ces délicieuses sucreries, puis d’en reprendre une deuxième, une troisième…

cupcakerie

Si la déco s’accord avec cet univers particulier, c’est gagné. Si les cupcakes vous tentent, dépêchez-vous, il s’en ouvre comme des petits pains, à Paris mais aussi dans les grandes villes de province.

Quant à les fabriquer, le faire soi même, c’est encore mieux, les clients adorent. Vous trouverez à vous former à cet art sans trop de difficultés. Le top : une cuisine aux vitres transparentes où vos clients vous verraient faire. La suite : donner vos propres cours à celles qui par l’odeur alléchées…

La librairie café

librairie caféElles existent depuis longtemps, mais ces concepts précurseurs ont eu du mal à être acceptés par les clients qui avaient du mal avec ce mélange. Certaines ont même fait faillite, comme la regrettée « Comme dans un moulin » dans le 12ème à Paris.

Le principe : on peut lire des livres, neufs ou d’occasions, les acheter, et consommer quelques douceurs en même temps. Alors on peut se poser la question des dégradations : c’est vrai qu’elles arrivent de temps en temps, mais les clients sont quand même précautionneux, et les accidents sont rares.

Non, le vrai problème va être celui du local, car ce sont deux activités qui nécessitent quand même d’avoir de la place, et les grandes surfaces coûtent chers ! La question du local va donc être primordial. Evitez ceux avec étages, les gens montent ou descendent rarement, surtout si poussette il y a.

A domicile/chez soi

Là, pour le coup, la question du local est réglée. Pas besoin de se taper 1 heure de bus pour aller au boulot. Les salons de thé à la maison sont tendances. On utilise sa vaisselle et ses équipements.

2 soucis : avoir la place nécessaire et les moyens de se faire connaître si le passage ne laisse pas deviner les trésors que vous avez à offrir. Mais ce sentir comme à la maison n’a pas de prix. C’est un concept qui fidélise, et le bouche à oreilles marche très bien dans ce cas là, avec l’impression pour les clients d’être des privilégiés.

Café Oriental : Chicha Narguillé

Là aussi, l’idée ne date pas d’hier. Mais si elle peut paraître simple, il faut quand même avoir un budget. Avec 15000 euros, on ne peut rien faire. Il ne suffit pas d’être un amateur de chichas pour réussir.

Autre difficulté : le succès (la réussite et la gloire) ne passera que par une clientèle mixte. Il faut donc faire en sorte que les femmes aussi s’y sentent bien. Et puis il y a aussi la législation, qui évolue sans cesse dès qu’il y a une histoire de fumée. Il faut un extracteur (ça coûte bonbon) entre autres choses.

Il faut donc bien être au fait de la législation, et ne pas tenter de la contourner. Celle-ci oblige à avoir des espaces réservés pour les adultes et pour les fumeurs. Et si vous n’êtes pas débitant de tabac, vous ne pouvez pas en vendre.

Si une ouverture tardive est prévue, attention aux troubles du voisinage, si les voisins se plaignent souvent, vous pourriez être rapidement obligés de fermer. Autre élément à prendre en compte : même avec un bon dossier, les banques peuvent être frileuses à soutenir un projet de café narguilé. La seule solution : avoir des fonds propres suffisants.

Sans gluten

Là, les interdits sont moindres, et les clients qui ne supportent le blé de plus en plus nombreux, grâce à des sportifs comme Djokovic ou à des intolérances réelles de plus en plus fréquentes.

La période est healthy comme jamais. Le gluten arrive en tête des gondoles dans les supermarchés. Si vous vous lancez dans le sans gluten et que vous l’affichez comme tel, attention : il ne faudra pas déroger à la règle, et les étiquettes des produits industriels devront être décortiqués à la loupe avant d’être mis en boutique.

Le mieux restera quand même de tout faire maison, histoire de bien coller au concept.

Reprendre un salon de thé

Dans toutes les villes de France et de Navarre, il y a des commerces à vendre. CCI, petites annonces, agences immobilières, franchises, porte à porte… Il y a de quoi faire pour dégoter la perle rare, celle qui va vous permettre de vous épanouir dans cette nouvelle activité.

Quelques exemples de salons de thés à vendre :

  • Dans le Limousin : 110 000 €
  • En Dordogne (24) : 143 000 €
  • En Aquitaine : 94 000 €
  • Dans l’ Hérault : 517 000 €
  • En Ardèche : 240 000 €
  • A Montpellier : 350 720 €
  • Dans la Drôme : 108 000 €
  • En Provence-Alpes-Côte d’Azur : 254 000 €
  • A Paris (Montmartre) : 139.000 € pour une salle de 30 places.

Bien sur, ces prix ne sont qu’indicatifs. Ils vont correspondre à un chiffre d’affaire, à une surface, à des travaux à faire ou non, à des possibilités de développement.

Attention : racheter un commerce ne veut pas dire qu’il n’y a pas de loyer à payer. Le pas de porte n’est que la vente d’une clientèle et éventuellement du mobilier, avec reprise ou non des salariés selon l’accord. Pour ne pas devoir de loyer, il faut aussi acheter les murs, mais là ça grimpe, surtout à Paris.

Conseil à ceux et celles qui veulent se lancer : si ça marche pour les autres, pourquoi cela ne pourrait pas marcher pour vous ? Il faut croire en ses rêves, la vie est trop courte pour avoir des regrets. Et comme le disait Nietzsche, ce qui ne tue pas rend plus fort, à bon entendeur…

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